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Marc Jacobs et la femme rétro rigide : esthétique tradwife et retour du féminin disciplinaire
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Encore une blackface – A blackface, again
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Martin Parr : photographier le vulgaire
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Premier défilé de Demna par Gucci Automne/ hiver 2026 => Désirabilités et exotisme social
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Fast fashion, obsolescence et upcycling : une mode responsable est-elle possible ?
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Paris. Haute couture. Automne-hiver 2010/2011 « Etendard de l’amer. » Julien Fournié.
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Bidlo ou l’art de la re-création appropriationniste / Bidlo or the art of appropriation recreation
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Would you really want Adblock to deprive you of that ?
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Alexander McQueen – Prêt à porter Printemps été 2016 par Sarah Burton
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Dior printemps/ été 2020 par Maria Grazia Chiuri
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Gucci croisière par Alessandro Michele : Le goût du bel anachronisme
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Hermès. Prêt-à-porter Automne/ Hiver 2015-2016.
Marc Jacobs et la femme rétro rigide : esthétique tradwife et retour du féminin disciplinaire
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Chez Marc Jacobs, la nostalgie n’a jamais été un refuge.

Elle est un théâtre. Une mise en scène inquiète du présent.

Depuis plusieurs saisons, le créateur américain développe une esthétique de l’exagération : plateformes gigantesques, silhouettes gonflées, coiffures architecturales, volumes qui contraignent les corps plutôt qu’ils ne les accompagnent. Ses femmes semblent évoluer dans un décor rétro devenu trop étroit pour elles. Elles avancent difficilement, tombent, se redressent mécaniquement. La féminité y apparaît comme une discipline physique.

Cette rigidité des corps n’est pas anodine. Elle dialogue avec le retour contemporain d’un imaginaire conservateur autour du féminin : celui de la tradwife. Popularisée sur TikTok et Instagram, cette figure de la femme traditionnelle — épouse dévouée, mère domestique, gardienne du foyer — revient aujourd’hui sous des formes esthétiques ultra-contemporaines. Derrière les rubans, les cuisines immaculées et les robes vintage se dessine une réhabilitation ambiguë des rôles genrés traditionnels.

Premier défilé de Demna par Gucci Automne/ hiver 2026 => Désirabilités et exotisme social
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Ce premier défilé Gucci par Demna est intéressant dans la manière dont il réactive l’héritage Tom Ford plutôt que celui d’Alessandro Michele. Là où Michele avait transformé Gucci en cabinet de curiosités baroque et maximaliste, Demna revient à une idée plus directe du désir : le sexe, le glamour, la tension corporelle. Une sensualité presque agressive, très années 1990-2000.

Dès l’ouverture, la minirobe blanche évoque immédiatement Sharon Stone dans Basic Instinct : une féminité froide, contrôlée, dangereuse. Cette référence n’est pas anodine. Basic Instinct représente un moment précis de la culture visuelle où le luxe, l’érotisme et le pouvoir deviennent indissociables. Tom Ford avait parfaitement compris cette esthétique lorsqu’il relance Gucci dans les années 1990 avec son porno chic ultra stylisé : robes coupées au ras du corps, chemises ouvertes jusqu’au nombril, silhouettes huilées, sensualité clinique.

Bidlo ou l’art de la re-création appropriationniste / Bidlo or the art of appropriation recreation
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Né en 1953, Mike Bidlo est un artiste américain qui a fait ses classes à Columbia et dans une université de l’Illinois. Il pratique la peinture, la sculpture et la performance. Mike Bidlo, considéré comme un artiste post moderne, a bâti sa carrière sur la « re » création et l’appropriation des œuvres d’autres artistes, reproduisant le travail de chacun. La particularité des reproductions de Bidlo c’est qu’elles cherchent à imiter précisément, exactement, l’image, l’échelle et les matériaux de leur source. D’autre part, Bidlo ne travaille pas à partir de l’original de l’œuvre, mais à partir de reproductions de l’original, ce qui rend ses pièces deux fois retirées de leur matériel source.

Born in 1953, Mike Bidlo is an American artist who studied at Columbia and at a university in Illinois. He practices painting, sculpture and performance. Mike Bidlo, considered as a post-modern artist, has built his career on the « re » creation and appropriation of the works of other artists, reproducing the work of each. The particularity of Bidlo’s reproductions is that they seek to imitate precisely, exactly, the image, scale and materials of their source. On the other hand, Bidlo does not work from the original of the work, but from reproductions of the original, which makes his pieces twice removed from their source material.

© 2020 TOBIAS MUELLER MODERN ART AG